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DOUZE - the weaker of us

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Sam 11 Aoû - 19:25
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Poétique, poétique vie de papillon, qui semble errer sans but au milieu de ses congénères. Quel beau décalage entre les paysages désolés que j'ai parcourus pour arriver ici et la paix, la sérénité de cet endroit étrange. Préservé des bombardements et des pluies acides pour une raison inconnue... Enfin, ça n'est pas un endroit incroyablement préservé non plus - les stigmates de la guerre, ancrées dans chaque arbre tordu aux feuilles rabougries, dans l'herbe qui peine encore à pousser au travers du sol contaminé. Mais les papillons font un étonnnant contraste, au final.

Faisait, pour celui qui se tenait devant moi, celui qui tournait autour de moi comme pour se moquer de ma maladresse d'énorme créature terrestre. Maintenant, il contraste bien entre mes dents. On fait moins le malin, maintenant, abruti de lépidoptère, venu embêter le mauvais loup... Je l'entendrais presque craquer sous mes crocs si j'avais l'ouïe assez fine. Je l'ai recraché, ne souhaitant pas vraiment avaler quelque chose d'aussi coloré, avant de le contempler au sol, les ailes en lambeaux remuant à peine dans son dernier souffle. Et de s'immobiliser. Combien de temps avant que le vent ne l'emporte, qu'il ne disparaisse pour de bon dans la nature? Sourire.

Odeur. Loup en approche. J'ai levé les oreilles pour le localiser, le corps subitement tendu, à l'affût du moindre signe de sa présence. Il est assez loin pour que je me cache dans un buisson à son approche, et le regarde entrer dans la clairière. L'observer, silence total. Avant d'en sortir, le plus discrètement possible pour me glisser derrière lui, à quelques mètres du loup qui me fait dos. Qu'il a l'air misérable, lui. Comme si la faiblesse pouvait être une odeur et qu'il la transpirai par chacune des pores de son corps fatigué.

« Fais gaffe où tu te balades comme ça, mon grand. Des gens étranges rôdent dans le coin... » j'ai soufflé, en enfilant de nouveau mon sale sourire.


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Hier à 19:52
Douze n'avait jamais vu ça. Cet endroit abritait ce qui était peut-être la plus belle chose qu'il ait jamais vu au monde.  Douze regarde, et pour la première fois, ose se redresser pour lever la tête. Tout autour volètent, ça et là, d'étranges animaux. 
Fleurs volantes... pense naïvement Douze, les yeux écarquillés d'une manière ridicule, comme ceux d'un louveteau découvrant le dehors de sa tanière.
En effet, ces animaux aux couleurs parfois vives, étaient emprunts d'une grâce indéniable. Grâce, délicatesse, fragilité. Comme des fleurs. 


Le pauvre hère était assis. Seul depuis on ne sait quand, Douze contemple, bouche-bée et presque apaisé. Les visions et les flashs semblent le laisser tranquille pour l'instant. Et dans cette clairière où ne règne que le bruit des ailes contre l'air, rien ne lui rappèle son calvaire. Douze calme. Douze bien. 


Et pourtant. Un léger bruit aurait dû l'alerté. Mais Douze ignorant. Douze absorbé. Alors quand une voix murmure à son oreille, Douze n'était pas prêt. Bondissant avec effroi, le loup se terre au sol, le souffle court et haletant et les yeux oscillant follement. Son poil miteux s'est hérissé, et ses pattes tremblent affreusement. Douze terrifié. Cette voix... cette façon de parler le ramena droit en enfer. Les maîtres avaient l'habitude de lui souffler des choses à l'oreille, avant de le battre. Peu de cri, mais toujours de la souffrance.
L'irruption de ce loup, associé à son attitude, avaient été un combo idéal pour notre traumatisé. 


"Douze pas danger pour vous. Je... je m'en vais."


Et ainsi, Douze se recroquevilla et fit mine de s'éclipser. 




PS: Vraiment désolée pour ce retard inexcusable.
DOUZE - the weaker of us