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BROKEN THOUGHTS. [PV]

Ombre d'Argent
CerseiOmbre d'Argent
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Mer 5 Déc - 23:26

TRULY ATTEMPT TO CHANGE

Son cœur bat la chamade. Encore et encore. Encore et encore. À chaque fois que la môme a le malheur d’être aimée par Morphée, son organe se déchire et pleure. Elle rouvre les yeux une seconde plus tard, suspendue au-dessus du vide. Elle écarquille les billes, replongée dans son plus vil cauchemar ; parce que c’est un rêve, bien sûr. Les jours se sont écoulés depuis l’incident. Son corps, d’ailleurs, commence lentement à guérir de toutes ses blessures. Celles qui restent, néanmoins très profondes, sont essentiellement taillées dans son âme. Elle essaie de les réparer. Elle se répète des paroles rassurantes et arrogantes, signifiant à son cerveau qu’il ne craint plus rien, que la mort ne peut pas les prendre.
Rien ne marche.

Rien ne marche.

Rien ne marche.
Même pas les exercices de son père, censés gommer sa sensibilité. Il cherche à recréer sa bulle avec elle, l’aidant à sortir de l’Enfer tout juste façonné par ce drame si violent. Cersei se laisse dégringoler doucement, s’occupant l’esprit avec de nouvelles responsabilités. Elle répond présente à toutes les missions, se propose naturellement pour les choses ingrates dont personne ne veut ; le tout pour échapper au fil de ses pensées qui la parasite continuellement. Ce jour-là, pourtant, dans la pénombre pleine, la Navnik circule avec indifférence. Son visage inexpressif et son échine voûtée se laissent lentement guidés par des pattes volages — elle se trouve bientôt hors de son territoire. Peut-être parce qu’il est empreint de souvenirs désagréables, la gamine d’Argent pioche un doux réconfort dans cet éloignement ; elle marche donc nonchalamment, les sens éteints et les yeux absents. Elle avance longtemps, sans réellement le remarquer. Les paysages changent jusqu’à ce que son esprit regagne son corps en y pénétrant par tous les pores dilatés, découvrant un bosquet d’arbres sombres dont l’écorce est colonisée par des papillons colorés. Elle les observe un moment, troublée. La danse qu’ils exécutent en bougeant est presque hypnotique et fascinante. Elle s’approche à pas légers jusqu’à se trouver au centre de la petite clairière calme et silencieuse, ne détachant plus le regard de ce curieux ballet. Elle se laisse bercer par leurs mouvements lestes et indolents, plongeant peu à peu dans ce sommeil qui l’effraie tant. Ses muscles débandent et son corps s’allonge sans rechigner, couchée qu’elle est sur le flanc.

Elle se pense cachée des cauchemars, mais ce n’est pas vrai. Très peu de temps après avoir sombré dans l’obscurité des secondes sans rêves, ceux-là commencent à débouler. Le cri du louveteau, le bruit infernal de son cœur et celui de l’eau qui grouille quelques mètres en-dessous, le sentiment d’abandon quand son corps n’a plus été capable de lutter contre le courant, la douleur qui s’est répercutée dans toute sa peau sous les assauts des lames gelées ; tout remonte à la surface, même le visage de ses parents qui se déforme de pleurs et de peur. Les larmes se rassemblent sur sa vraie gueule, celle qui est hantée par une grimace de terreur. Ses lèvres sont découvertes et laissent fuir des gémissements pathétiques qui vont de paire avec les sanglots qui coulent bientôt. Ça prend toute la place sur ses joues. Ça se répand dans sa bouche. Elle veut se réveiller. Elle veut quitter cet endroit où la roche a cédé sous son poids pour retrouver la sécurité du sol dur et mouillé par les pluies somnambules.

Elle le veut intensément mais n’y parvient pas.

31 ❙ 9 ❙ 7


Merci beaucoup Fin ! :coeur:


Dernière édition par Cersei le Sam 15 Déc - 15:03, édité 2 fois
Innocence du Nuage
SalaijInnocence du Nuage
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Ven 14 Déc - 17:07
Il baille. La tête en miettes. Le cœur en vrac. Ou peut-être l'inverse ; il baille. Fatigué Salaij. Par le cauchemar qui revient sans cesse. Ou le rêve, il ne sait pas. Il baille. Une larme au coin de ses yeux, sûrement deux. Hanté, encore, par cette voix aux notes malicieuses. D'un frère et d'une sœur, au tour à tour, et qui l'appellent en riant. Il baille. Car à chaque coup il se dresse sur ses pattes les yeux un peu fous. Sans trop comprendre où il est ce frère, où elle est cette sœur, où ils ont ces êtres qui scandent son nom, alors qu'ils ont abandonné la Vie au profit de son amante plus douce en le laissant derrière. Seul ; et il pourrait presque voir en ces songes des remords de leur part, sauf qu'il sait bien que c'est lui qui s'accroche à leurs fantômes agonisants. Son esprit du moins, son inconscient. Qui murmure chaque nuit. "Ne les oublie pas, ne les oublie pas." Comme s'il le pouvait, quand les cris de sa mère sont sans doute les souvenirs les plus marquants. Comme s'il le pouvait, lui qui les a aimé plus fort que sa propre existence. Il secoue la tête et comme bien trop souvent il tente de les chasser. De les faire fuir même juste un peu de ses pensées. En sachant malgré tout – bien sûr qu'il sait – qu'ils reviendront dans une minute ou une seconde. À la prochaine feuille qui tombe, et qu'ils auraient tenté de chasser les loupiots quand ils étaient petits. Parce que ses souvenirs sont partout.

C'est ça après tout de vivre. Se créer des moments et s'en rappeler. Quand les os sous la vieillesse commencent à geler, quand la vue diminue. Rire du bon vieux temps avec ceux qui ont toujours accompagné, comme un baume qu'on applique sur un cœur gâté de regrets. Oui, c'est ça la vie. Rire et souffrir. S'écorcher beaucoup mais surmonter surtout. Ne pas perdre pied.

Alors il baille puis il se met en route. Attentif au monde, attentif aux bruits. Surveille les alentours tandis qu'il s'avance, et passe sans un son d'un endroit à un autre. Se fige. Quand il entend gémir. Renifle, essaye de sentir. D'où ça peut venir, qui est là surtout. Mais sans succès, l'endroit est plein d'odeurs. Anciennes et nouvelles, humaines mais pas seulement. Une seconde seulement il croit percevoir celle de la Reine Blanche puis se persuade que ça ne peut être elle. S'avance. Encore et encore. S'avance. Jusqu'au pauvre corps. Car la louve est recroquevillée, minuscule au fond de ses rêves. Et la louve est malmenée, surtout, comme lui par quelques fragments d'un passé agité. Très certainement. Pourtant il n'en sait rien, ça n'est peut-être pas ça. Et par égoïsme, le cœur fragile de tout le temps s'inquiéter, il hésite à la laisser là pour se protéger. Ne le fait pas. S'assied, enroule sa queue autour de ses pattes. La laisse cogner – très doucement – sur le museau de la belle alors qu'elle passe.

Ça n'est sans doute pas prudent, il se le dit dans un éclair mais ne remue pas. Au lieu de ça préfère laisser passer sa voix, et tant pis si elle l'attaque. Il ne lui en voudra pas, un peu trop gentil pour ça. Après tout c'est lui le fautif, il joue et il perd – car pas une seconde il ne pense pouvoir gagner ou bien faire.

"Tu fais un cauchemar, réveille-toi."

Ordonne sans méchanceté. Et attend de voir. Si elle se réveille, s'il doit se défendre ou s'écarter. Ou si simplement il faut recommencer, l'appeler car elle est partie loin, loin dans ces ombres qui l'ont happée. C'est comme ça qu'il réveillait la Belle. Avec un coup de queue, quelques coups de langue entre les deux oreilles. Parce qu'elle avait beau sourire ou minauder, elle était bien plus blessée qu'on aurait pu le croire de la disparition de ce père qu'ils affectionnaient tant.Et toujours dans son sommeil ses douleurs la rappelaient.

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BROKEN THOUGHTS. [PV]