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Two lone souls - feat Sonveen

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Mar 9 Oct - 22:27



Two lone souls

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Renn & Sonveen

Renn leva le museau, humant l'air. La brise lui apporta l'odeur dominante de l'herbe grasse, et celle d'un troupeau de chevreuils plus loin. Cependant, la louve rousse ne suivit pas cette dernière. Elle ne chassait pas. La solitaire aimait ces moments qu'elle passait seule, à profiter simplement de la nature qui l'entourait. Ils lui permettaient de se ressourcer et de faire le vide dans son esprit.
Ce jour-là elle s'était aventurée dans les grandes plaines sans vraiment savoir à quoi s'attendre, mais elle n'avait pas été déçue en apercevant les immenses étendues verdoyantes qui s'étendaient face à elle. Enivrée par la beauté de cet endroit, Renn bondit en avant et s'élança à toute allure dans les hautes herbes. La louve courait sans s'arrêter, parcourant à grandes foulées les plaines, le vent ébouriffant son pelage. Ses pattes la propulsaient dans ses bonds, faisant ployer l'herbe sur son passage. Ce ne fut qu'après avoir couru longuement et s'être épuisée à la tâche que la louve ralentit pour finalement s'arrêter. Elle aimait cette liberté, courir sans que personne ne puisse l'arrêter. Haletante, elle se laissa tomber lourdement au sol et se roula dans l'herbe avec satisfaction. Puis elle resta allongée sur le flanc et ferma les yeux.
Les faibles rayons du soleil réchauffaient son pelage, faisant miroiter les reflets les plus roux de celui-ci. La brise sifflait paisiblement à ses oreilles, agitant constamment le duvet qui les recouvrait. Au loin, un rossignol commença à chanter, et un autre lui répondit depuis un arbre voisin. Renn écouta leur échange, se demandant ce qu'ils pouvaient bien raconter. La louve se demandait souvent ce que pouvaient bien ressentir les autres animaux peuplant ce monde. Elle aurait aimé pouvoir entrer dans l'esprit d'un aigle ou d'une chouette pour voler, dans celui d'une loutre pour nager jusqu'au fond des rivières et des lacs, ou dans celui d'un ours pour dominer le monde entier avec sa carrure. Mais elle était une louve, et elle devrait s'en contenter.
Perdue dans ses pensées, Renn n'avait pas remarquée que les chants des oiseaux avaient cessé, ni que le vent lui avait apportée l'odeur d'un congénère pour l'avertir de sa présence. Elle s'était presque assoupie lorsque le bruissement proche de la végétation la ramena brutalement à la réalité. Ses paupières s'ouvrirent brusquement et elle releva la tête, guettant l'inconnu qui venait vers elle.


REIRA DE LIBRE GRAPH


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Jeu 11 Oct - 14:34
HEY, LA CHIMÈRE, RENDS-MOI MES RÊVES
Sonveen n’avait plus d’yeux que pour la forme rousse. Elle se tenait là, immobile, et semblait l’appeler doucement. Elle était rousse, la forme. Pas grisâtre avec quelques zébrures similaires aux siennes, non ; un vrai roux linéaire qui régnait en maître sur la fourrure ébouriffée. « On dirait moi » que ça chuchotait dans sa tête. « On dirait Izayoï » que ça susurrait à son esprit. Son cœur s’arrêta avant de s’emballer brusquement — Même ses poumons semblaient avoir du mal à reprendre et à exhaler de l’air. Tout son corps avait stoppé sa litanie, concentré sur les mouvements de la créature qui lui rappelait tellement son jumeau.
De l’eau glissa dans ses yeux et le brûla, comme autant de sentiments et de doutes qui commencèrent à assaillir son âme. Ils l’écrasaient, lui donnaient envie de se faire minuscule et de disparaître.

Jusqu’au moment où une hypothèse dénuée de sens s’insinua au-dessus de tout le reste : et si c’était réellement lui, son frère ? S’il était allongé là par nécessité, parce qu’il était blessé ? Il n’y avait rien pour y croire. Les relents caractéristiques du sang étaient aux abonnés absents, et la personne en bas ne se tordait pas de douleur. Elle bougeait à peine, similaire à une simple statue ou à une peau qu’on aurait abandonné là sans se soucier des peurs et des espoirs que ça pourrait générer chez les autres.
Il frémissait et tremblait, hésitant entre faire volte-face et disparaître, ou descendre et confronter son frère à ce qu’il avait fait : le laisser tout seul durant des semaines. Sa logique lui hurlait de se barrer, d’ignorer ce coup du sort qui n’était sans doute qu’une coïncidence, et son palpitant qui voulait s’assurer qu’il ne tournait pas le dos à son jumeau. À celui qui avait partager le ventre de sa mère, à celui qui l’avait nourri et aimé, même si ça n’avait été que de courte durée.

Le nom « Izayoï » tournoyait dans son crâne et l’hypnotisait. Sans même le réaliser, il avait déjà pris sa décision et avait entamé la descente de la petite butte sur laquelle il s’était perché. D’abord prudemment, lentement et avec peur, après avec l’énergie du désespoir, courant si vite qu’il manqua de tomber par trois fois. Une fois assez proche de la forme roussâtre, il sauta dessus et l’entraîna dans une succession de roulades dénuées de grâce et de beauté. Ses lèvres crachaient un rire guilleret alors qu’il finissait par arrêter leur course.

- J’ai cru que je ne te reverrais plus jamais, vieux frère ! Où est-ce que tu t’es paumé, au juste, hein ?! T’as cru que tu pouvais te débarrasser de moi aussi facilement ?

Ses mots tombaient dans le silence, et lui se casait au-dessus de sa proie allongée sur le dos. Il avait les pattes près de ses épaules et la queue agitée de gauche à droite. Son exaltation se ravala néanmoins d’elle-même quand il réalisa que les yeux qui le perçaient comme des petites aiguilles acérées étaient d’un vert mousse, et pas ambrés. L’odeur n’était pas celle d’Izayoï, non plus. C’était celle d’une femelle.
La déception déforma ses traits et l’intensité dans son regard se dissipa. D’un mouvement leste, il se détachait de la louve ayant paumé tout l’intérêt qu’il lui avait trouvé d’abord, et reculait de quelques pas.

- Je t’ai prise pour quelqu’un d’autre, qu’il lâchait de mauvaise grâce en l’accusant presque du regard de ne pas être ce qu’il voulait qu’elle soit.

Comme si elle était responsable. Comme si c’était de sa faute à elle si Izayoï s’était barré sans lui dire où il allait.



Merci beaucoup Nilaya :coeur::
 


Dernière édition par Sonveen le Mer 17 Oct - 13:03, édité 1 fois
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Jeu 11 Oct - 15:00



Two lone souls

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Renn & Sonveen

L'inconnu ne se contenta pas d'arriver normalement, non. Il déboula littéralement des fourrés pour lui bondir dessus. Renn n'eut d'autre choix que d'accuser le choc, et tous deux roulèrent au sol avant que la louve ne soit immobilisée. Son instinct lui avait ordonné de repousser l'inconnu de toutes ses forces mais elle se stoppa avant de mettre sa défense à exécution. Le mâle se tenait au-dessus d'elle, ses pattes de chaque côté l'empêchant de se redresser. Mais plus que la situation, c'était son attitude qui était étrange. Il semblait heureux de la voir. Sa queue s'agitait frénétiquement dans son dos tandis que son regard ambré pétillait de joie.
«J’ai cru que je ne te reverrais plus jamais, vieux frère ! Où est-ce que tu t’es paumé, au juste, hein ?! T’as cru que tu pouvais te débarrasser de moi aussi facilement ?, s'exclama l'autre loup en riant.
Vieux frère ? La confusion de Renn était telle qu'elle ne savait plus quoi faire. Et bientôt, l'inconnu se rendit compte de son erreur. Son expression changea immédiatement, passant à une profonde déception mêlée de colère. Il s'éloigna d'elle, lui permettant enfin de bouger et de se relever immédiatement. Qu'est-ce qu'il venait de se passer, au juste ? Renn n'en avait aucune idée. Elle tenta de reprendre ses esprits tandis que son cœur battait toujours la chamade à cause de l'agression qui n'en était finalement pas une qu'elle venait de subir.
-Je t’ai prise pour quelqu’un d’autre.», lâcha soudain l'inconnu avec un regard accusateur.
Ça, elle l'avait compris. Il ne fallait pas être une lumière pour comprendre que "vieux frère" n'était pas un terme que l'on adressait normalement aux femelles qu'on ne connaissait pas. Cependant, elle pouvait deviner l'origine de l'erreur de l'autre loup. Leurs pelages étaient presque identiques, à la différence prêt que celui du mâle était d'un roux pâle tandis que la fourrure de Renn était d'un roux plus chatoyant. Cependant, la solitaire songea qu'il aurait pu au moins s'enquérir de son odeur avant de lui bondir dessus. Cela lui aurait évité ce moment plus que gênant et surtout de lui provoquer une bonne frayeur.
Renn parvint à calmer quelque peu les battements de son cœur et, après s'être ébrouée pour ôter les brins d'herbes de son pelage, elle balança faiblement la queue, signifiant au mâle qu'elle ne lui en voulait pas. Puis elle posa ses iris émeraudes sur lui. Qui était-il et qui cherchait-il exactement ?


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Mer 17 Oct - 13:58
HEY, LA CHIMÈRE, RENDS-MOI MES RÊVES
La mine boudeuse et le regard mauvais, Sonveen reluqua la femelle qui se redressait. On avait presque l’impression qu’elle avait un balais dans le postérieur tant ses mouvements étaient raides, à ce moment. Elle le lui devait sans doute, mais il s’en fichait. Maintenant, en se tenant si près, il constatait qu’il avait rêvé ; elle ne ressemblait pas à son jumeau. Lui était beau, royal. Sa façon de bouger était telle qu’elle révélait à tout le monde qu’il descendait d’une lignée prodigieuse, et ses mots faisaient parole d’évangile. Elle, elle n’avait qu’un minois à peine mignon pour elle.
Il se para de tellement de dédain que c’en était injuste et criminel. Ce n’était pas de sa faute, pourtant — seulement celle du vent qui soufflait alors dans le dos de Sonveen et pas dans sa face, quand il était suspendu sur son bout de colline. Il aurait pu éviter ce spectacle navrant s’il avait été en mesure de la humer.

Il s’attendait à ce qu’elle pinaille et l’engueule pour avoir interrompu sa tranquillité, mais elle se contenta d’un mouvement de la queue en signe de passivité. Il pencha la tête sur le côté gauche, l’observant de ses grands yeux dorés. Dans un mouvement nonchalant, il posa son gros derrière sur le sol herbeux et se secoua. Les roulades avaient mis un sacré désordre dans ses poils, il fallait le reconnaître. Il y avait même quelques débris au milieu de sa fourrure rousse. Il entreprit de les retirer soigneusement — pas qu’il en ait quoi que ce soit à foutre d’être joli mais quand même, ce n’était pas très agréable d’avoir de la paille qui pique la peau. Au bout d’une minute, il relevait la gueule en constatant qu’elle ne causait pas. Il lui lança une œillade torve avant de lever les yeux au ciel de manière très théâtrale.

- Rô, ça va ! Je suis désolé, t'es contente ?

Elle n’avait rien demandé, bien sûr, mais il connaissait le sexe faible d’assez près pour savoir qu’elles ne pardonnaient jamais réellement si des excuses n’étaient pas proférées. Ouais, ces méchantes créatures - de véritables démons, à son sens - pouvaient garder rancune pour des broutilles durant des années et vous le faire payer à chaque occasion. Sonveen ne voulait pas d’une dette encombrante ou d’une femelle amère à ses trousses ; c’était définitivement trop dangereux et la vie des loups était déjà assez courte à son goût.

- Je t’ai confondu avec mon frère jumeau. Vous avez la même tronche. Enfin, vous l’avez mais seulement de loin.

Il haussa les épaules. Il ne savait même pas pourquoi il lui racontait tout ça. Il n’avait qu’à faire volte-face et se barrer. Il s’était excusé, l’affaire était close. Un détail le titillait néanmoins ; c’était ces ressemblances. Mêmes minimes, elles étaient là, indéniables et dérangeantes. Peut-être qu’ils avaient des parents communs ? Genre… Un ancêtre lointain ?

- Tu l’as jamais croisé, par hasard ? C’est une espèce de copie conforme de ta propre tête, en plus viril et mieux réussi. Ah, et ses yeux sont ambrés. Il tiquait à ses mots. Ça sort d’où, d’ailleurs, cette couleur bizarre ? T’as mangé un mauvais champignon pendant l’enfance ?

C’est à ça qu’elle lui faisait penser, la femelle, en réalité : la troisième roue du carrosse. Le triplet dont on s’est débarrassé à la naissance parce qu’il était vraiment moins beau que ses deux aînés. Mais il était curieux, maintenant. Elle était clairement étrange.
Sonveen aimait bien tout ce qui sortait du lot.



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