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« I'm just sorry » | Chasse

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Ven 6 Juil - 15:08
CHASSE D'ATTAYA

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Dernière édition par Attaya le Ven 6 Juil - 15:15, édité 1 fois
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Ven 6 Juil - 15:14
















  ❝I'm just sorry❞

Chasse.

Force : 6 | Agilité : 9 | Endurance : 8


         Un souffle de vent ébouriffe ma fourrure, et me fait frissonner. Je sens le froid se propager jusque dans ma moelle épinière, et mon dos se courbe légèrement. Con de vent. Je secoue doucement ma fourrure afin que mes poils servent d'isolation, entre mon corps chaud, et la brume matinale qui essaye de s’engouffrer en moi à cause de la brise légère. Je préfère largement la chaleur au froid, mais à cette heure ci, l'étoile brillante dort encore. Elle est chanceuse. Moi, je suis là, prête à traquer la moindre proie. Je ne me qualifierait pas de bonne chasseuse, non, loin de là. Mais, au moins, je fais des efforts sans cesse pour apporter de la nourriture à la meute. De la nourriture que mangeront les femelles pleines, ces adorables femelles insupportables qui ont la chance de donner la vie à des petites boules de poils gluantes qui vont pailler pendant des nuits et des nuits. Ah, je déteste les louveteaux, et encore plus ces femelles dont le ventre se rempli de lait.


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Ven 6 Juil - 15:14
Le membre 'Attaya' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé Chasse 0-25' :
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Ven 6 Juil - 16:11
















  ❝I'm just sorry❞

Chasse.

Force : 6 | Agilité : 9 | Endurance : 8


         C'est alors qu'un léger bruissement de feuilles me fait dresser les deux oreilles. En l'espace d'une seconde, je ralentis chacun de mes mouvements, les rendant imperceptible avant de m'arrêter. La brise souffle encore, et est, pour mon plus grand des plaisir, à mon avantage. Le léger bruissement se trouve un peu plus loin, m'apportant quelques délicates odeurs. Quelque chose se déclenche au fond de moi. Je sens, comme un message parcourir mon corps à la simple reconnaissance de l'odeur alléchante. Une proie. Mon corps se crispe alors soudainement, et l'étrange perturbation fini de circuler en moi, ne me fixant plus qu'un objectif : chasser pour manger. À cet instant, le monde tel que je le connais disparait. Il ne reste plus que deux choses qui importent. Mon corps recouvert d'un duvet cotonneux, et l'animal dans les fourrés plus rien. Plus rien n'existe autour, mon champ de vision est totalement fermé. Cette chose et moi. L'instinct commence à vrombir au plus profond de mes tripes. Je le sens, vibrer, et s'activer doucement. Je sens ce gargouillis silencieux entre mes intestins, et cette envie de sentir le sang couler dans la gorge, après un dernier battement de cœur. Cette sensation grandit, elle commence à sortir de mon ventre, et envahir toutes les parties de mon corps, jusqu'à venir petit à petit s’immerger dans mon cerveau. Le déclic se fait seul. Je suis maintenant programmée pour chasser. Mes mouvements sont dès lors dictés par cet instinct sauvage, rempli de survis.
         Mes yeux sont rivés vers le bruissement d'herbe. Je ralentis ma respiration, essayant de la confondre un maximum avec la brise glaciale de ce début de mâtiné. Tous mes sens sont aux aguets. L'odorat est le sens le plus aiguisé. Je suis tendue, prête à analyser la moindre odeurs. Je sens tout. Absolument tout, mais surtout cette proie. Une odeur complexe, à la fois boisée, rocheuse et pluvieuse. Un animal qui se déplace. Qui se déplace rapidement, car les odeurs, bien qu'elles diffèrent, sont toutes fraiches. L'animal est petit, caché par les herbes. Et pourtant, les herbes ne sont pas si hautes. Un seul animal correspond à ces critères : un lièvre. L'identification de l'animal éveille alors le goût. Je commence à saliver arrivant parfaitement à synthétiser dans ma bouche l’élixir de la chair de lièvre. Je passe alors ma langue sur mes babines, faisant ainsi tomber une goutte humide et baveuse sur ma patte avant gauche. Ce contact éveille un nouveau sens, celui du touché. Je sens. Je sens le sol sous mes pattes, ce sol, froid et humide. Il est l'unique lien direct entre le lièvre et moi. Je peux presque sentir l'animal à travers le sol. Ce pond divin nous sépare, bientôt il ne nous séparera plus. Un nouveau mouvement effectué par le lièvre réveille mon sens auditif, et réanime celui olfactif. Mes yeux, eux, qui déterminent le dernier de mes cinq sens, sont toujours rivés vers l'endroit exact où les feuilles des arbres ont bougés.

« Je te tiens. »

         Ma pensée est simple. Ma détermination l'est aussi. Ce stupide lapin va mourir dans les minutes à suivre sous mes crocs. Et cela ne se passera pas autrement. Tout se passe entre lui et moi. L'un va vivre l'autre mourir, c'est comme ça que ça se passe. On laisse notre vie pour un autre. Il va laisser la sienne pour la mienne. Au final, je te remercie petit lagomorphe.
         Je commence alors l'écoute de mon instinct, suivant mes pulsions primaires, avide de sang pour ma prolifération. Je n'écoute que ces pulsions, rien d'autre. Le désir est intense, et je peux pas y résister. Je n'ai pas d'autres choix, que de me plier à ses ordres, et laminer ce lapin. Que la chasse commence.
         Je prends appuie sur mes pattes postérieures, avant de reprendre une marche lente de quelque mètres. En premier la patte avant droite, qui se pose sur le sol, laissant l'empreinte dans ce dernier. Mes coussinets rentrent pleinement dans le sol humide, tandis que la peau entre mes griffes s'écarte afin de m'offrir un repère solide. En second, ma patte arrière gauche se décolle du sol, venant finalement se poser plus loin. En troisième, ma patte avant gauche, qui prend à son tour un appuie dans l'humidité de la terre sous mon poids. Et pour finir, la patte arrière droite, avant de recommencer le cycle trois fois, pour arriver à bonne distance de la proie. Je peux enfin apercevoir le lièvre entièrement, et la fierté m'envahis. J'avais prédis le bon animal à me mettre sous la dent. J'évolue. C'est surement cette stupide fierté qui fait tout basculer. Ou alors, mon attention qui s'est atténuée en voyant que j'avais visé juste. Tout est-il que quelque chose se passe. C'est rapide, furtif. Je n'ai pas le temps de le comprendre, ni même de l'analyser que c'est déjà là. En premier, ce sont les yeux du lièvre qui s'élargissent. Puis le vent qui tourne. Et la seule chose qui arrive à mon cerveau, c'est le bout de queue blanc de l'animal qui s'élance déjà dans la fuite pour sa survie. Je déteste le vent, et je déteste les lapins.
         Un réflexe se fait en moi. Je n'ai pas le temps de réellement comprendre la situation, que mon cerveau ordonne à mes pattes de bouger rapidement, afin d'avoir une chance de rattraper ce fichu lapin. Je ne prends conscience de mon mouvement qu'après quelques mètres. Mon cerveau remarche normalement. Mes yeux gris analysent sans mal la position du lièvre, et il devient ma cible. Mon souffle s'adapte automatiquement à la mise à l'épreuve d'une course endurante. Rapide, et qui s'annonce pas très reposante. J'essaye de prédire le moindre de ses écarts, et ne me concentre que sur le corps brun du fuyard. Mes pattes foulent un sol dur, froid avec quelques reliefs qui envoient des signaux douloureux. Pourtant, je fais en sorte de les effacer de mes pensés, courant à vive allure derrière mon repas. Je ne dois pas lâcher, je ne dois pas perdre un centimètre, ou il est sauvé. S'il est sauvé, moi, je ne le suis pas. Alors, encore une fois mon instinct prend le dessus, et je ne sais comment, j'arrive à accélérer ma course. Je vois le corps agile et fin se rapprocher de moi. Je peux presque sentir la terminaison de ses poils entre mes dents.
         Et c'est la chute. Trop absorbée dans la traque de l'animal à grande oreilles, je ne suis plus concentrée sur ma course. Et c'est le drame. Mes pattes avant s’emmêlent. Le sol se rapproche dangereusement de ma truffe, alors, j'essaye des contorsions les plus improbables les unes que les autres, pour à la fois m'éviter de tomber et essayer de couper court à ma vitesse, pour ne pas rendre la chute violente. Après quelques mouvements peu artistique, je me retrouve finalement sur le sol, recouverte de terre humide. Mon pelage blanc, est désormais bicolore, et je jure bruyamment. J'y étais presque ! Je me relève doucement, voyant le lièvre continuer a course victorieuse. Je n'ai pas la foi de reprendre la traque avec autant de distance entre nous. Alors, je m'ébroue, et je fais demi-tour en marchant doucement, pour que mon souffle revienne.
         La prochaine fois, je l'aurai.

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