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Trêve nocturne [PV - Jimmën]

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Dim 1 Juil - 19:04

«Trêve nocturne»
Avec Jimmën
Force: 18 / Agilité: 22 / Endurance: 20

Des fragments…Une respiration forte…Tes membres bougent…Dans un hurlement sourd, tes paupières s’éveillent. Tu observes et vois tes camarades se lever devant ton regard vide…Un simple cauchemar, mais un cauchemar qui hante chacune de tes nuits depuis plusieurs lunes. Le pelage chaud, tu te lèves à la recherche de la fraîcheur. Tu avances sans savoir où aller, mais tu continues, sans aucune peur jusqu’à que ton corps te hurle d’arrêter. Tu essaies d’oublier, mais à chaque fois son fantôme revient te hanter, tu es maudite par celle qui te faisais vivre. Aujourd’hui, qui étais-tu ? Personne, ton cœur avait péri avec elle, depuis ce jour, tu n’étais plus apte à aimer, ni même à apprécier.

Tu sens la frontière, mais tu la traverse quand même, ne voyant aucune sentinelle, tu t’enfonces dans la pénombre. Seule, comme toujours, tu connaissais ton destin, vivre seule jusqu’à ton dernier soupir, vivre sans pouvoir ressentir le moindre sentiment, tu ne pouvais plus, ou peut-être avais-tu peur ? Tu ne savais plus, ton esprit était brouillé, mais tu continuais parce que ton corps désirait survivre. Protégeant ta reine, elle était la seule chose qui te rattachait à cette terre meurtrie par les bipèdes. 

Tu entres dans une clairière illuminée par la lune. Les insectes son au rendez-vous, tu lèves la tête et observes. Tu aurais aimé qu’elle voie la danse des lucioles mélangé aux étoiles illuminant le ciel nocturne. Assise à regarder, oubliant presque les fantômes de ton passé, tu vides ton esprit au point de ne pas sentir l’individu qui était non loin de toi. 
© Codage par Zagan.


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Mar 3 Juil - 1:28

Trêve nocture
Quand une poignée d'insectes devient centre du monde

F/A/V : 7/12/11


Jimmën avait chassé toute l'après-midi sans parvenir à attraper la moindre proie. Soit elles étaient bien cachées, soit elles lui échappaient, se moquant éperdument du jeune loup qui prenait très mal cet affront. Mais il était déterminé. Il avait déjà tenté l'expérience d'un retour bredouille et il avait détesté cette sensation d’accusation. Il l'inventait peut-être cela dit, tant il tenait à aider sa meute qu'il avait cherché pendant des mois, tandis qu'il craignait de devenir un fardeau. Il voulait montrer sa reconnaissance, au lieu de cela il imaginait dans le regard des autres n'être qu'un profiteur, là pour saisir les avantages de la vie en collectivité sans rien faire en retour. Mais habituellement, son optimisme n'était pas feint. Les doutes sur sa loyauté, c'était certainement l'unique chose sur laquelle elle cédait.

Le chasseur à la fourrure de nuit n'avait donc pas souhaiter s'arrêter une fois le soleil disparu à l'horizon. Il croyait aux avantages de son pelage à ce moment de la journée. Néanmoins, il lui semblait que toute vie avait quitté la forêt en même temps que la lumière de l'astre du jour. La truffe en l'air, il marchait et guettait toute effluve trahissant la présence d'un animal. Pourtant, il tiqua à peine lorsqu'il franchit la frontière. Il ne connaissait pas encore le territoire, mais il se contentait d'éviter la frontière de la meute adverse, les Inkyvas, ses ennemis depuis son arrivée parmi les Agmarks. Il n'avait rien contre eux, il aurait même préféré y trouver d'autres amis ou au moins alliés, mais il savait ce qu'il encourait s'il posait ne serait-ce qu'une griffe sur leur territoire. Mais il n'était pas emprisonné sur les terres de sa meute pour autant. Il existait toute une part de la forêt qui n'appartenait à personne.

Du moment qu'aucun animal ne croisait son chemin, il ne savait pas particulièrement où aller. Jusqu'à ce que de petites lumières attirèrent son attention. Elles étaient encore loin, mais il remarquait bien qu'elles bougeaient dans les airs. Le nom tarda à remonter à sa mémoire. Des lucioles. Il n'en avait pas vu depuis la mort de sa mère, Limie. Il se demanda même s'il les avaient rencontrées après qu'elle les leur avait présentées, à Laya et lui. Une bouffée de mélancolie l'envahit. Cela faisait si longtemps qu'ils n'avaient pas été réunis. Bien sûr, cela ne pouvait plus arriver. Tout ça à cause des hommes, de leur bombardement. Mais Laya... Oui, il pouvait toujours espérer revoir sa sœur. Puis la vague néfaste reparti, aussi vite qu'elle était arrivée, sans laisser de trace. Rien d'autre qu'un loup noir aux yeux d'or prenant le chemin de ces étincelles luminescentes.

Il tenta d'en attraper une au vol, mais elle s'éloigna aussitôt. La seconde fit de même, il ne réussit même à approcher sa patte de la troisième qu'elle était déjà partie. Le jeu n'était pas drôle si les autres joueurs n'y mettaient pas du leur... Alors Jimmën s'enfonça plus loin dans la clairière au papillons.

Tout à coup, l'odeur lupine lui sauta aux narines. Il y avait quelqu'un, et ce quelqu'un n'était pas des siens. Au contraire, il sentait davantage comme un Inkyva. La peur s'écrasa face à la fierté que l'ancien solitaire ressentit. Il n'avait pas connu beaucoup de groupes de loups par le passé, aucun même avant sa venue ici, ainsi reconnaître un individu comme partie d'un tout lui était autrefois étranger. Il était heureux d'y parvenir, désormais. Très heureux. Puis il se rappela que l'inconnu pourrait certainement lui sauter à la gorge s'il le souhaitait et la concentration revint. Pour un temps, du moins.

Il s'approcha donc du loup, sur ses gardes. Mais ce dernier ne faisait pas attention à lui, le regard porté sur la chorégraphie des insectes de soleil dans le décor de nuit. Ne voulant pas le déranger, il s'assit quelques mètres derrière, à les observer, les lucioles comme l'inconnu. Il... elle... avait l'air ailleurs. Et pourtant, là à la fois. L'ensemble, pour une raison qui lui était inconnu, inspira à Jimmën une belle triste, douce et poétique. Ignorant profondément le chaos que la louve avait ressenti plus tôt, il se rendit soudain compte qu'il violait son intimité à rester ainsi. Alors il prit la parole :

- Bonjour. Désolé mais... Est-ce que ça va ?


Trêve nocturne [PV - Jimmën]